Ce sont les portes
typiques de la région de Jerkennah. Les montants des portes sont fabriqués à
partir du bois d' abricotier, bois très résistant et répandu dans tout le Djérid.
Les lattes sont faites de bois de palmier. Pour les traiter contre les mites et
les champignons, les ancêtres déposaient les troncs de palmiers pendant
plusieurs mois dans le chott (lac salé), avant toute utilisation.
Vous remarquerez que chaque porte dispose de trois heurtoirs, chacun a une
sonorité particulière et ainsi le maître ou la maîtresse de maison peut
reconnaître s'il s'agit de la visite d'une femme, d'un homme ou d'un enfant. Ces
heurtoirs sont disposés d'une certaine manière: le heurtoir pour homme est sur
le montant droit, celui de la femme sur le montant gauche et celui de l'enfant,
plus petit, sur le montant droit mais nettement plus bas que les autres.
L'agriculture représente une activité secondaire par
rapport à la pêche. Il pleut très peu à Kerkenna, environ 200 à 250 mm par an.
Il n'y a pas de source et le puit foré en 1950 donne une eau chargée en sel de 5
à 6 g/l. Les possibilités d'irrigation sont ainsi quasi nulles. La superficie de
Kerkena est de 14 520 hectares. Les sols sont classés en 3 groupes :
- le premier est constitué de sable fin et de limon sableux qui repose sur un
banc calcaire de 1 à 2 mètres d'épaisseur. Sur de tels terrains, on trouve des
cultures permanentes : oliviers. vignes et figuiers, et des palmiers. Lorsque la
couche de sable est très peu épaisse, on obtient l'aspect caillouteux des "Hmadas"
: les jardins des kerkéniens. Ces sols couvrent 1 100 hectares.
- Le second groupe couvrant 6 000 hectares est formé de sols essentiellement
sableux sur toute leur épaisseur, sol très chargé en sel. Ces terrains sont
couverts en grande partie de palmiers et peuvent porter de belles récoltes
d'orge les années pluvieuses.
- Le troisième groupe comprend les Sebkhas : marécages où rien ne pousse. Sa
superficie est de 4 000 hectares.
A la mauvaise qualité des sols et à l'insuffisance de précipitations s'ajoute un
morcellement excessif des terres par les héritages successifs. Ainsi,
l'agriculture est destinée à la consommation des familles. La production est
insuffisante pour subvenir aux besoins des kerkéniens. L'homme à la mer, c'est
la femme qui s'occupe des travaux agricoles, c'est elle qui laboure, s'aidant
d'un dromadaire ou d'un âne, c'est elle qui récolte et qui travaille
l'orge et les arbres fruitiers.
LE PALMIER
C'est l'arbre roi de Kerkenna, le kerkénien a su profiter
de tous les constituants du palmier.
Les dattes ne sont pas de bonne qualité et n'ont pas de valeur commerciale. On
raconte qu'un Bey a voulu faire recenser les palmiers pour les imposer, les
kerkéniens lui ont envoyé une caisse de dattes, qui est arrivé à Tunis dans un
tel état de fermentation qu'il a renoncé à son projet.
La sève donne le "Leghmi", jus de palmier sucré consommé frais, ou fermenté pour
obtenir une boisson alcoolisée de 5 à 8 degrés, utilisé surtout l'été pour
arroser les repas entre amis. Ainsi la demande dépasse l'offre. Ali OUARDA,
producteur de "Leghmi" résume très bien cette situation "toute l'année on
m'appelle "Ali-ba" (un surnom), et l'été je deviens "Si'Ali" (Si pour Monsieur
).
Le tronc du palmier scié en 4 dans le sens de la longueur donne des poutres pour
les plafonds des maisons.
Les palmes servent à la confection des nasses et des chambres de capture des "charfias".
LES JARDINS
La vigne, l'olivier et le figuier sont certainement des
cultures très anciennes, puisqu'il y a 2500 ans, Hérodote disait que Kerkenna
était "couverte d'oliviers et de vigne" et que le géographe arabe, El Idrissi
parle au 12ème siècle de "production de raisin, cumin et anis". Le raisin est
consommé frais ou séché pour faire du "Zbib". Pareil pour les figues qui, sèches
servent de provision pour l'hiver. Les oliviers sont plantés à l'intérieur des
terres, à l'abri du vent marin. La production est faible et destinée à la
consommation locale, comme d'ailleurs tous les produits agricoles. L'extraction
de l'huile d'olive se fait par une technique bien artisanale. Les olives sont
déversées dans une grande cuvette de terre culte. Les femmes vont les presser
avec leurs pieds nus pendant plusieurs heures et on récupère l'huile qui flotte
à la surface.
Les jardins sont entourés de murs en petites pierres déposées les unes sur les
autres, qui assurent la séparation des différentes propriétés.
Les céréales sont cultivées en dehors des jardins. Il s'agit essentiellement de
l'orge. Là aussi, le morcellement des terrains est responsable de l'inefficacité
de la production. on peut avoir 100 m2 à un endroit, 50 m2 à 3 Km plus
loin et 200 m2 à 5 Km.
Les animaux
Très peu de bovins 140 têtes, 10 000 moutons. L'élevage n'est pas développé à
Kerkennah à cause de la sécheresse. on rencontre d'autres animaux sur l'île, 1
100 ânes, dont le plus grand nombre est à Mellita, 14 dromadaires, en régression
(500 il y a 30 ans). Il n'y a ni renard, ni loup, par contre il y a beaucoup de
chiens errants qui errants mangent à leur faim dans les déchets des hôtels,
alors que l'hiver, ils attaquent souvent le bétail et les poulaillers. Une
compagne d'éradication des chiens errants menée par la police reste inefficace.
500 chiens domestiques sont vaccinés chaque année. Un vétérinaire fonctionnaire
du Ministère de l'Agriculture s'occupe de la pathologie animale et conseille la
population surtout pendant la fête du mouton (Aïd Kébir) pour leur éviter la
consommation de viande infestée. On rencontre également des lapins et des
perdrix qui vivent tranquillement, la chasse étant très peu pratiquée à Kerkenna.
Kerkennah: un plan intégral
de promotion de l'agriculture et de la pêche ainsi que le développement de la
richesse halieutique Secteur stratégique, l'agriculture fait l’objet d’un
suivi permanent etd’une attention particulière à tous les niveaux.
Les récentes mesures
présidentielles relatives, notamment, aux grandes cultures, à l’élevage,
àl’oléiculture et à la pêche attestent, une fois de plus, la ferme
détermination à promouvoir davantage le secteur del’agriculture et de la
pêche, à encourager la productivité, à développer les richesses halieutiques et
à sauvegarderles intérêts de toutes les parties
intervenantes.AgricultureAméliorer la productivité, renforcer la compétitivité-
Avec ses six millions et demi
d'oliviers sur environ 330 mille ha, la région assure la moitié de la
productionnationale d'huile et environ des deux tiers de l’exportation de
ce produit. D’une manière globale,l’agriculture et la pêche y
occupent une importante main-d’œuvre, évaluée à environ 60 mille...
Enl’espace de deux décennies, une enveloppe de 681 M.D a été investie à
Sfax, dans les secteurs del’agriculture et de la pêche, permettant la
concrétisation de divers projets et programmes d’envergure,tels que le
forage de nombre de puits profonds et de surface (48 forages), la création de
périmètres irrigués (27, entout), l’exécution des projets inscrits dans la
stratégie agricole rurale intégrée (10 M.D) et les méga-projetsréalisés dans le
cadre de la coopération tuniso-italienne concernant les délégations de Hencha,
Jebéniana, Amra etMenzel Chaker pour ce qui est, principalement, du
développement des ressources hydrauliques dans ces zones àvocation agricole.
Ceci outre le projet de développement agricole connu sous l’appellation du
«plateau de SidiMhadheb» dont bénéficient les délégations du sud du gouvernorat
(Skhira, Bir Ali et Ghraïba). Le coût de réalisationde ce projet s’est
élevé à 32 M.D. Volet infrastructure portuaire, il a été procédé à la
construction des ports depêche de Aouahed à Amra, de Zabboussa à Ghraïba et d’El
Ataya à Kerkennah (11,7 M.D). La création d’unquai au port de pêche de la
ville de Sfax et l’extension du port de Skhira ont coûté 3,3 M.D, contre
uninvestissement de l’ordre de 6 M.D ayant servi à l’exécution du
programme de mise à niveau de tous lesports de pêche de la région, y compris
celui de Louza-Louata à Jebéniana.
Les décisions présidentielles prises auprofit
du secteur agricole et de la pêche à Sfax lors du Conseil ministériel fin d’août
dernier, ont porté sur lacréation à El Hancha, d’un périmètre irrigué
couvrant 50 ha et alimenté par les eaux traitées, l’extensionde la
poissonnerie de Sfax, la réalisation d’un port à Sidi Youssef, l’aménagement
du port de pêched’El-Ataya et le curage du celui d’El Kraten, à
Kerkennah.Par ailleurs le Conseil ministériel du 29 octobre dernier consacré à
la mise en valeur des îles Kerkennah, a décidé denouvelles mesures relatives à
l’agriculture et la pêche à travers la mise en place d’un plan
intégral depromotion de ce secteur et au développement de la richesse
halieutique. Le plan de développement de l’activitéagricole dans l’archipel
comprend, notamment, la création d’une zone irriguée de plus de 80 ha,l’extension
de la zone irriguée de la localité de Mellita sur 50 ha, la consolidation et le
réaménagement de lazone irriguée d’Erramla, la réhabilitation et la
rationalisation de l’exploitation des palmeraies des îles sur3000 ha, l’aménagement
de 60 km de postes vicinales et le forage d’un puits profond pour
ledéveloppement de l’agriculture en irrigué à Ouled Zine.Il a été, en
outre, décidé l’exécution d’un programme d’encadrement des
pêcheurs etl’installation d’obstacles artificiels en vue de protéger
les vastes herbiers indispensables à la proliférationdes poissons. Le plan
intégral de promotion du secteur de la pêche à Kerkennah comprend, également,
ledéveloppement de l’activité de pisciculture dans le cadre des projets
lancés par de jeunes diplômés, outre laprotection des pêcheries fixes «chrafis»,
ce plan intégral pour la valorisation des îles Kerkennah, s’étalera surune
période de trois ans (2008/2011)..
Chiffres à l'appui, Sfax dispose
actuellement de 50 puits profonds équipés et de 9400 puits de surface. La
production de lait et d’œufs a plus que quadruplé. De son côté, la
superficie réservée aux culturesbiologiques à travers le gouvernorat est de
77.600 ha. Les zones irriguées dotées d’équipements couvrent unesuperficie
de 10.400 has contre 2.950 ha des périmètres publics irrigués. Pêche: la région
compte 8 ports (de pêche),3500 barques s’adonnant à la pêche côtière et
plus de 170 bateaux de pêche hauturière, outre les unitésindustrielles pour la
congélation et la conservation du poisson. A souligner que le secteur de la
pêche à Sfax contribue àhauteur de 20% de la production nationale et de plus de
50% des exportations de poissons.LeRenouveauhttp://www.lerenouveau.com.tnPropulsé
par Joomla!Généré: 13 August, 2009, 20:00
La ration protéique provient
essentiellement du poisson. La diversification se fait très tôt, dès l'âge de 3
à 4 mois, on donne du poisson au nourrisson. Le kwashiorkor qu'on rencontre dans
certaines régions de Tunisie est inexistant aux îles. Le poisson est mangé frais.
Les poulpes sont en partie séchés et conservés pour les jours de mauvais temps
où la mer devient inaccessible.
On consomme très peu de viande et de poulet. Certaines familles ne mangent de la
viande qu'une fois par an, pendant la fête où on égorge le mouton. Il y a
d'ailleurs un seul boucher sur toute l'île, à Remla.
En céréales, on remarque une utilisation Importante de l'orge, produite
localement, et transformée en "tchich", "melthouth" et en pain d'orge. Le blé
est présent dans le pain, les pâtes et le couscous. On mange très peu de riz.
Les fruits les plus consommés sont les figues, le raisin, la pastèque, le melon
et les dattes.
On boit très peu d'alcool. Il est interdit par la religion et toléré par l'état.
Le "Leghmi", lait de palmier fermenté est la boisson alcoolisée la plus
répandue. En deuxième position arrive la bière puis le vin. Il y a un seul point
de vente à Kerkena, "chez Krida". Il n'y a que deux bars, à Remla, qui ne
servent de boisson alcoolisées qu'à partir de 13 h..
Raisin de Kerkennah
L'huile d'olives aux Îles Kerkennah
Tahar Ghalia, Conservateur du musée du Bardo a précisé que la culture des
oliviers et les techniques de pressurage en Tunisie remontent au savoir-faire
ancestral des Phéniciens. Des écrits d’Hérodote témoignent de la présence
d’oliviers, à son époque, aux îles Kerkennah. Actuellement, il est toujours
pressuré avec la force motrice des ânes. Les Phéniciens étaient de bons
commerçants et marins du monde antique. Les cités-États fondèrent de nombreux
comptoirs, notamment à Utica et à Carthage, dans les îles de Rhodes et de Chypre
en mer Méditerranée et à Tarshish (Cadix) dans le sud de l'Espagne. .
On peut aussi relever une petite agriculture de subsistance qui doit faire
face aux contraintes climatiques et pédologiques. Céréales dont
principalement l'orge, oliviers, vignes, figuiers et plantes maraîchères
restent tributaires d'un apport d'eau minimal. L'artisanat est aussi tourné
vers la pêche ; les ressources locales d'alfa et de palmes sont utilisées
pour fabriquer des filets et tresser des cordes, mais aussi des chapeaux et
des couffins souvent réalisés à domicile ; un centre de tissage existe tout
de même à Ech Chergui.
Sur ces liens d’autres sites non-officiels en cours de construction consacrés à des villes, et de l'artisnat
tunisien...
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