Couscous aux poissons des
Kerkennah
Tombeau d'un saint homme
Les spécialités kerkenniennes valorisent les poissons locaux, comme le pataclet,
le mulet ou la dorade, l'orge concassé, les dattes et les raisins secs, avec une
place particulière pour le poulpe pêché et séché sur place.
Ce sont des productions locales aisément conservables dans des jarres qui
faisaient l'objet d'un échange de troc avec les commerçants de Djerba. L'arrivée
de l'électricité dans l'archipel a permis la réfrigération et la multiplication
des supérettes, présentes dans tous les villages, qui élargissent la gamme des
produits alimentaires. Paradoxalement, le poisson devient plus rare car c'est un
produit à forte valeur ajoutée et tous les Kerkenniens ne peuvent se permettre
d'en consommer aussi souvent qu'auparavant.
Le Musée du patrimoine insulaire de Kerkennah est un musée privé situé dans le
village d'El Abbassia dans l'archipel des Kerkennah en Tunisie.
Il est placé sous l'égide du Centre Cercina pour les recherches sur les îles
méditerranéennes dirigé par l'universitaire tunisien Abdelhamid Fehri qui a
accueilli le musée dans un ensemble d'habitat traditionnel rénové : le Dar Fehri.
Le musée propose de mettre en valeur :
* les activités traditionnelles de l'archipel liées à une économie artisanale
essentiellement tournée vers la pêche
* des produits artisanaux utilisant l'alfa et le palmier
* des figures historiques ayant connu l'île comme Hannibal Barca, Habib
Bourguiba ou encore Farhat Hached
De plus, des ateliers sont organisés pour revivifier des activités ancestrales
telle que la broderie. Un espace commercial permet l'achat de livres et CD-ROM
relatifs aux Kerkennah.. . .
Pendant plusieurs générations, l'insulaire avait pratiqué l'artisanat, en
parallèle avec la pêche. Son isolement l'avait poussé à fabriquer ses outils
de travail et un matériel à multiple usage. Il y a une trentaine d'années,
le travail de l'alfa (paniers, nattes ... ) et de la laine pour tisser des "Tarfs"
(châle kerkénien), des couvertures et pour la broderie, procurait un revenu
d'appoint appréciable pour une partie de la population.
Aujourd'hui, ce secteur est en cours de disparition à cause de la
concurrence des produits manufacturés. Actuellement, l'artisanat se limite à
la fabrication de certains matériels de pêche tel que les nasses et les
claies pour les pêcheries fixes. Quelques personnes pratiquent encore le
tissage des couvertures en laine.
Le tarf est une
tapisserie brodée aux couleurs vives à dominante rouge originaire de l'archipel.
Chéchia
La chéchia (شاشية) est un couvre-chef masculin porté par de nombreux peuples
islamisés. Elle est le couvre-chef national de la Tunisie.
Cousine du béret européen, la chéchia est à l'origine un bonnet en forme de
calotte de couleur rouge vermillon en Tunisie, dans l'est de la Libye et dans la
région de Benghazi (où on l'appelle « chenna »)[1], ou noire dans le reste de la
Libye. Jusqu'au XIXe siècle, elle est souvent entourée par un turban. C'est sans
doute de là que vient le mot français chèche qui désigne le litham touareg.
La chéchia, qui est souple, ne doit pas être confondue avec le fez (appelé aussi
« chéchia stambouli »[2] ou « chéchia megidi »[3]) qui est rigide, conique et
haut de forme. Elle ne doit pas non plus être confondue avec la chéchia adoptée
par certaines troupes coloniales françaises, notamment les zouaves et les
tirailleurs, qui est un long bonnet souple..
On y
trouvera donc de nombreux pêcheurs qui, coiffés de leur inséparable chéchia,
travaillent toujours selon des techniques ancestrales dont ils sont les fiers
héritiers.
L'artisanat Tunisien
L'artisanat tunisien désigne
à la fois un secteur économique et un ensemble de produits fabriqués par des
artisans tunisiens comme biens de consommation courante ou produits pour
touristes.
Il emploie environ 300 000
personnes, ce qui représente 11 % de la population active tunisienne, et
contribue pour 3,8 % du produit intérieur brut et 2,2 % des exportations (50
millions de dinars tunisiens en 2005 dont 47,3 à destination de la France). Les
régions de Nabeul et de Kairouan sont les deux premiers centres de production
artisanales du pays, la première pour la céramique et la seconde pour les tapis.
Les artisans sont représentés au niveau de la Fédération nationale de
l'artisanat qui est rattachée à l'organisation patronale de l'Union tunisienne
de l'industrie, du commerce et de l'artisanat.
L'État intervient à travers l'Office national de l'artisanat, entreprise
publique créée en 1959 et placée sous la tutelle du ministère du commerce et de
l'artisanat, qui a pour fonctions d'encadrer le secteur — par la formation, les
études économiques, la promotion, l'assistance aux artisans, le développement de
la coopération internationale, etc. — et de commercialiser les produits
artisanaux, notamment à destination des touristes. En 1990, ses fonctions
strictement commerciales sont confiées à une société distincte : la Société de
commercialisation des produits de l'artisanat (SOCOPA).
Des foires, salons et expositions sont organisées régulièrement, notamment le
Salon de création artisanale qui a lieu en mars de chaque année.
Il existe également une Journée nationale de l'habit traditionnel qui a lieu le
16 mars de chaque année au cours de laquelle le président de la République
distingue des artisans. Les fonctionnaires tunisiens sont alors tenus de se
vêtir en habits traditionnels.
Produits artisanaux [modifier]
Tapis de Kairouan
Kairouan est le premier centre de fabrication artisanal en employant plus de 23
000 personnes (surtout des jeunes femmes) sur un total de 28 000 travaillant
dans le secteur de l'artisanat.
La tradition attribue à une fille d'un gouverneur ottoman de Kairouan
l'introduction en Tunisie, en 1830, du tapis à points noués d'inspiration
anatolienne. Toutefois, les plus anciennes traces de tapis remontent au Ve
siècle av. J.-C. avec les célèbres tapisseries carthaginoises teintées au murex.
Au VIIIe siècle, l'émir aghlabide payait le tribut au calife de Bagdad en tapis.
Les utilisations du tapis sont multiples, que ce soit dans les milieux citadin,
campagnard ou nomade : tapis de sol, de selle, de prière, tapis de décoration,
etc. On distingue aujourd'hui plusieurs types de tapis typiques de l'artisanat
tunisien.
Le tapis stricto sensu est aussi précisé « tapis de Kairouan » car sa
fabrication a commencé au XIXe siècle dans cette ville du centre de la Tunisie.
Même si la fabrication de tapis concerne d'autres villes telles que Ksibet el-Médiouni,
Gabès ou Bizerte, Kairouan reste le principal centre de fabrication.
Contrairement au mergoum et au kilim, il s'agit d'un tapis de points noués non
tissé. Il est fabriqué à base de laine ou de coton (notamment pour la trame et
la chaîne) et plus rarement de lin. Il peut être coloré dans les teintes
naturelles du blanc au marron en passant par le gris beige lorsqu'il est de type
alloucha (type originel). La laine est toujours épaisse, car c'est celle du
mouton, mais on peut utiliser le poil du dromadaire ou de la chèvre. Ses
dimensions sont variables, dans une composition rectangulaire, de 70 par 140
centimètres jusqu'à 300 par 400 centimètres. Sa texture, définie par le nombre
de points noués par m², s'échelonne entre 12 000 et 490 000 mais le standard est
de 40 000, c'est-à-dire 20 rangées par 20 rangées. La composition du tapis est
formée d'un champ central rectangulaire large encadré par des bordures composées
de bandes parallèles. Le champ possède de larges écoinçons qui délimitent un
champ hexagonal. Les motifs sont géométriques mais peuvent aussi être des fleurs
stylisées, donnant à l'ensemble un aspect symétrique avec prédominance de la
forme du losange. Au cours du XXe siècle, le type alloucha évolue vers plus de
complexité et de polychromie, la texture augmente et les influences perses se
font sentir avec l'apparition du zarbia reconnaissable à sa couleur brun-rouge.
Poterie et céramique
La Tunisie connaît un artisanat de la céramique ancien et notoire.
L'exploitation de la pâte d'argile remonte ainsi à l'époque du Néolithique. Elle
s'est enrichie par la suite grâce à l'apport des civilisations punique, romaine,
chrétienne, musulmane, turque, persane et italienne que connaît la Tunisie. Les
objets typiques des civilisations antiques était la lampe à huile ou l'amphore
dont les archéologues peuvent suivre les évolutions pour les périodes punique et
romaine : le modelage, la cuisson et le décor des poteries sont demeurés
primitifs. Les lignes, les points, les traits ciliés, les dents de scie, les
croix, les losanges sont autant de motifs qui rappellent les tatouages et tissus
ruraux.
Potier de Guellala
Il existe une poterie poreuse et nue (chawat) d'une part et une poterie
vernissée ou émaillée (motli) d'autre part. Le centre de fabrication de la
poterie poreuse nue est Djerba et plus précisément la ville de Guellala. Le nom
s'est d'ailleurs identifié à la corporation des potiers, à un quartier de Tunis
et à un type de céramique : Qallaline. Ce sont les potiers de Guellala qui sont
à l'origine de la création d'autres centres potiers sur le littoral tunisien :
Tunis, Nabeul, Moknine, etc.
Poteries dans les rues de Guellala
Sur ces liens d’autres sites non-officiels en cours de construction consacrés à des villes, et de l'artisnat
tunisien...
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Liens vers des villes tunisiens
Le site dédie à Tunis
Le site dédie à Sfax
Le site dédie à Kairouan
Site officiel de la municipalité
de Tunis. Informations, nouvelles, et services.Tunis (تونس) est la
principale ville de la Tunisie. Capitale du pays sans interruption depuis le 20
septembre 1159 (5 ramadan 554 du calendrier musulman)
Ville-de-sfax.net portail
officiel de la ville de sfax, shopping, culture, histoire, promotion, sport,
beauté, esthétique, restaurant, salon de thé, parc, ... Sfax Tunisie : Sfax
contemporaine,Médina, Kasbah, Grande mosquée, Musée archéologique, Souks,
kairouan.org le portail de
référence, vous allez découvrir un patrimoine culturel et historique
impressionnant de la ville de Kairouan classée héritage ..La Grande mosquée de
Kairouan (جامع القيروان الأكبر), également appelée Mosquée Oqba Ibn Nafaa (جامع
عقبة بن نافع)
Le site dédie à sousse
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géographique qui en fait un trait d'union ...
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