On y trouvera donc de nombreux pêcheurs
qui, coiffés de leur inséparable chéchia, travaillent toujours
selon des techniques ancestrales dont ils sont les fiers
héritiers. Tout près de l’île, ils vont poser leurs gargoulettes,
jarres dans lesquelles se font piéger les poulpes, ou bien ils
poussent au large, pour aller pêcher dans les eaux du golf de
Gabes. Ici depuis toujours, on navigue à bord de felouques et de
louds, barques traditionnelles de pêche côtière à une ou deux
voiles et fond plat. Loin de la vie frénétique de Sfax et Djerba,
les îles Kerkennah sont un havre de paix, la destination idéale
pour ceux qui voudraient passer des vacances reposantes dans un
lieu ou la nature est toujours reine.
Les activités économiques
principales de l'archipel est principalement la pêche qui se pratique sur un
mode extensif et selon des traditions séculaires. Si ces îles possèdent, avec 2
000 embarcations, les deux-tiers de la flotte de pêche du gouvernorat de Sfax,
les volumes pêchés représentent moins d'un douzième du total régional. Dans les
champs, les femmes, font pousser l'orge, l'olivier, la vigne, le figuier et
surtout le palmier qui donne des dattes de qualité moyenne (contrairement aux
dattes de Tafilalet) et également l'excellent vin de palme. L'arbre donne
surtout la matière première d'un artisanat de paniers, nasses, claies…
nécessaires aux pêcheries et à la pêche.
La
Pêche à Kerkennah (Pèche à pieds)
LA PÊCHE
Activité principale aux îles Kerkennah. On pratique surtout la pêche côtière,
avec des techniques artisanales.
1) MOYENS ET PRODUCTION
L'archipel dispose de 3 ports à Sidi Youssef, l'Attaya et Kraten. Petits ports
destinés aux petits bateaux et barques de pêche. Le port de Sidi Youssef reçoit
en plus les bacs provenant de Sfax. Celui de l'Attaya est muni d'une petite
usine de fabrication de glace pour conserver le poisson.
En 1995, on dénombre 576 barques à moteur et 2 206 barques à voile.
Sidi Youssef Attaya
Au début des années 1980, la pêche a eu de bons résultats, avec une expansion du
secteur poulpe, qui a motivé l'installation d'une usine de conserve, destinée à
l'exportation au Japon. Le prix du Kilogramme de poulpe avait atteint les 4
dinars, l'équivalent du SMIC journalier. Certains fonctionnaires avaient même
démissionné pour se consacrer à la pêche, qui pouvait rapporter en 1 mois, 3 à 4
fois leurs salaires. C'est un temps révolu,depuis 1989, la production diminue
d'environ 400 tonnes par an.
2) LES TECHNIQUES DE PÊCHE
a - Les pêcheries fixes : "charfià"
Il s'agit d'une surface de plusieurs dizaines de m2, délimitée par des barrières
de palmes, plantés centimètre par centimètre, parfaitement hermétiques, formant
un entonnoir conduisant aux filets qui constituent les murs de la chambre de
capture. Ces barrières forment un V dirigé à contre sens du reflux. A chaque
angle, les filets tombent sur des nasses fixées au sol. Lors du reflux de la
marée, le courant attire le poisson dans la chambre, il cherche alors une porte
de sortie dans la nasse et se fait piéger.
Un des traits particuliers de ce type de pêche est le titre de propriété. Les
kerkéniens parlent de leur mer, comme ils parleraient de leur terre. Certains
titres de propriété datent de plus de 300 ans. Sur les 433 charfias, seuls 180
appartiennent à l'état, les autres sont des propriétés individuelles qui se
vendent, s'achètent, se louent et peuvent se transmettre aux héritiers, ou des
propriétés collectives du village .
b - Le Piégeage du poulpe
Les pièges sont des pierres creusées ou des poteries jetées en mer à une dizaine
de mètres les unes des autres, les mollusques y font un habitat, le pêcheur n'a
plus qu'à aller les chercher dans leurs refuges. Le poulpe se vends frais, ou
sera séché et conservé.
A l'Attaya, une autre façon de cueillir les poulpes est d'aller les chercher au
lever du soleil sur les plages de l'île de Gremdi. Cette pêche est
essentiellement pratiquée par les femmes. Elle est destinée à la consommation de
la famille ou au mieux à arrondir les fins de mois.
c - La pêche au filet
Barque
Se pratique essentiellement la nuit, le poisson se fait prendre parce qu'il ne
voit pas le Met.
d - La pêche à la sautade
C'est la "Demmassa" qu'on retrouve essentiellement à l'Attaya. Elle se pratique
l'été et le début de l'automne. Elle nécessite beaucoup de main d'œuvre, et fait
embaucher les lycéens pendant les vacances scolaires.
Tout le monde y passe et les jeunes atouis (Habitant de l'Attaya) l'appellent le
service militaire. C'est la pêche du mulet qui se pratique avec 4 barques à
voiles, et une vingtaine de personnes, on encercle le poisson avec un Met tiré
d'une part et d'autre, dans une profondeur dépassant rarement les 1,50 m, on
étale en même temps un filet flottant, pendant que d'autres venant d'en face
frappent la mer avec des bâtons pour faire peur au mulet qui rentre dans le
cercle, saute pour éviter le filet vertical, se retrouve piégé dans le filet
flottant.
Il y a 5 ou 6 compagnies de "Demmassa" à l'Attaya, les plus connues sont celles
du raïs Miladi et celle du raïs Salah Samet *.
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* Surnommé Habba parce qu'il crie beaucoup pour encourager ses collègues, une de
ses expressions célèbre: je pleure mon poisson qui s'en va (ya nari âla houti).
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La pêche finie, une partie de poisson sera partagée entre les pêcheurs, le reste
sera vendu. Chaque semaine, on partage l'argent récolté, une part par pêcheur,
une part par barque et par filet.
e - Les éponges
Pêche de l'éponge
La pêche aux éponges se pratique à l'est de l'archipel. Couché sur la barque, le
pêcheur inspecte la mer grâce à un cylindre dont le fond est en verre, il
recueille l'éponge à l'aide d'un harpon à quatre crochets. Elles sont ensuite
nettoyées et séchées, puis vendues à l'unité pour les consommateurs locaux, ou
en grande quantité pour les grossistes des grands entrepôts de Sfax.
La "charfya"
La "charfya" est une méthode très particulière qu'utilise des pécheurs à
Kerkennah, qui consiste d'implanter des parties de palmiers, de façon à créer
des chemins dans la mer.. qui vont suivre ces chemins? Et bien les poissons. et
où mènent ces chemins?.. et bien ils mènent à des chambres de la mort: où
entrent les poissons et y restent prisonniers. La caractéristique de cette
méthode, c'est que les poissons restent prisonniers dans l'eau (donc bien frais)
jusqu'à l'arrivée du pêcheur.
Autre curiosité, à Kerkennah, il est possible à un habitant d'être propriétaire
de fonds marin. Les eaux au large des Kerkennah font partie d'une important
champ de prospection gazière dit « champ Cercina » exploité par la société
British Gas.
Les îles Kerkenna constituent un milieu insulaire qui présente des
caractéristiques biologiques extrêmement rares (relief barrière de Posidonies,)
et une exceptionnelle richesse écologique. Cette richesse jointe aux pratiques
traditionnelles locales originales , exploitants ces spécificités biologiques (pêcheries
traditionnelles) font de cet archipel une zone de haute valeur patrimoniale que
l'on devait protéger en priorité. . .
Ouled Kacem
Kerkennah
Pêche en Tunisie
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Gargoulettes utilisées pour la pêche aux poulpes dans les îles Kerkennah
La pêche en Tunisie est une activité économique importante pour la Tunisie dont
le secteur primaire représente 13 % du PIB. D'ailleurs, le poisson est très
présent dans la cuisine tunisienne (couscous au mérou), le Tunisien consommant
onze kilos de poisson par an. C'est même une monoactivité pour certains espaces,
comme l'archipel des Kerkennah.
Avec un littoral de 1 300 kilomètres, incluant l'île de Djerba et les Kerkennah,
et un domaine maritime national de 80 000 km², correspondant à la partie du
plateau continental limité par l'isobathe 200 mètres, la Tunisie possède des
atouts naturels favorables à la pêche.l.
Poids du secteur
L'activité économique représente 8 % de la production agricole nationale. 15 %
de la production est exportée, essentiellement des crustacés. Il s'agit de la
deuxième production agricole exportée par le pays après l'huile d'olive.
L'activité se pratique surtout sur la façade orientale méditerranéenne de la
Tunisie où se situe la majorité des ports ainsi que les deux-tiers des prises en
mer. Le golfe de Gabès est ainsi la plus grande région de pêche de Tunisie.
Le secteur de la pêche emploie 100 000 personnes dont 60 000 directement (activités
de pêche) et 40 000 indirectement, surtout dans les industries agroalimentaires.
Parmi les 53 000 pêcheurs recensés en 2003, 36 075 sont des pêcheurs côtiers
artisanaux, 6 390 des pêcheurs au chalutier, 4 955 des pêcheurs au lamparo, 923
des pêcheurs thoniers en madrague et 5 195 des pêcheurs de lagune.
Infrastructures
Quai du port de pêche de Sidi Youssef
Il existe environ quarante ports de pêche en Tunisie dont dix ports hauturiers —
Tabarka, Bizerte, La Goulette, Kélibia, Sousse, Téboulba, Mahdia, Sfax, Gabès et
Zarzis — et trente ports côtiers. Le premier port de Tunisie est Kélibia qui
totalise 15 % de la production totale de poisson en 2005. La pêche se pratique
aussi dans 105 200 hectares de lagunes. L'aquaculture se développe quant à elle
en sites maritimes ou en site d'eau douce sur 14 000 hectares au niveau des
barrages.
La flottille de pêche se répartit de la façon suivante : 400 chalutiers, 360
sardiniers, plus de 10 000 barques dont 4 300 barques à moteur.
Produits [modifier]
Les produits de la pêche maritime sont des poissons bleus, des poissons blancs,
des crustacés et des mollusques. Les produits de la pêche en eau douce sont des
mulets, sandres, carpes, barbeaux, rotengles, gardons, silures, etc.
La pêche artisanale en Tunisie : Evolution des techniques ancestrales = The
craft fishing in Tunisia : Evolution of ancestral techniques
Auteur(s) / Author(s)
ROMDHANE M. S. ;
Le long des côtes tunisiennes persiste une grande diversité de techniques de
pêche traditionnelles. Ces méthodes artisanales s'intègrent aux coutumes
locales. Elles se caractérisent par le choix d'espèces et de zones de
prospection précises, et par des saisons déterminées. Notre recensement a
concerné 11 techniques réparties en diverses catégories : pêche à pied, à la
ligne, au filet, au piège. L'utilisation de ces techniques devient de plus en
plus rare aujourd'hui. Elles sont menacées de disparaître sous l'effet conjugué
de pressions multiples dont l'impact de la pêche industrielle sur les stocks, le
moindre rendement par rapport aux techniques modernes, la concurrence des
matériaux synthétiques et l'exode de la population maritime.
Kerkennah tire l'essentiel de ses revenus de la mer. Quotidiennement les
pêcheurs se rendent au port d'El-Ataïa ou celui d'El-Kraten ou même à Sfax
vendre leur récolte.
Les poulpes sont très abondants sur ces hauts fonds. Pour le respect de la
reproduction de l'espèce, le gouvernement fixe le début de chaque saison qui se
situe en automne.
Dans un passé récent, les éponges ont eu une grande importance dans l'économie
de l'île. L'éponge naturelle est devenue un produit de luxe.
Les Kerkenniens consomme régulièrement les poulpes en salades ou en plats
cuisinés. Il ont en fait une spécialité.
Sous le protectorat, les éponges et les poulpes séchées étaient l'affaire de la
colonie grecque. Aujourd'hui ces deux produits sont devenus moins présent sur le
marché local, mais leur importance économique n'a pas diminué. Les poulpes
s'exporteraient aujourd'hui jusqu'au lointain Japon !
Sur ces liens d’autres sites non-officiels en cours de construction consacrés à des villes, et de l'artisnat
tunisien...
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de Tunis. Informations, nouvelles, et services.Tunis (تونس) est la
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septembre 1159 (5 ramadan 554 du calendrier musulman)
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